Homme examinant l'étiquette des émissions sur sa voiture

Date de fin de la norme Euro 6d : à retenir pour votre véhicule !

2 février 2026

La norme Euro 6d impose aux constructeurs automobiles des critères d’émissions polluantes stricts, mais sa fin de validité ne coïncide pas avec la commercialisation de son successeur. Certains modèles restent en vente quelques mois après l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation, sous réserve d’écouler les stocks.La transition entre deux normes n’entraîne pas l’interdiction immédiate des véhicules déjà immatriculés. Les propriétaires conservent le droit de circuler, mais doivent anticiper un durcissement progressif des restrictions d’accès en ville et une fiscalité potentiellement plus lourde.

Pourquoi les normes Euro sont essentielles pour les véhicules et la qualité de l’air

Sur le papier, elles pourraient n’être qu’une affaire technocratique. En réalité ? Les normes Euro orientent tout le secteur automobile. Imaginées pour encadrer les émissions, elles touchent tant les moteurs essence que diesel. Chaque modification vise un ou plusieurs polluants, avec des seuils toujours plus contraignants.

Pour mieux comprendre, regardons quels polluants sont dans leur viseur principal :

  • oxydes d’azote
  • particules fines
  • hydrocarbures imbrûlés
  • monoxyde de carbone

L’objectif : rendre nos villes respirables, protéger la santé, réduire l’empreinte de la circulation. La différence se mesure sans détour sur la route. Un véhicule homologué Euro 6d émet jusqu’à cinq fois moins d’oxydes d’azote qu’un modèle de génération Euro 3. En clair : moins de gaz toxiques, moins de journées sous alerte pollution, des accès urbains qui s’ouvrent, ou se ferment, selon le classement Crit’Air.

La multiplication de zones où seules certaines voitures peuvent rouler atteste du virage : dans de nombreuses métropoles, la vignette Crit’Air devient le sésame. Plus le véhicule est récent, plus le classement s’améliore, et l’accès s’élargit.

Pour l’instant, rouler en Euro 6d assure la tranquillité dans la majorité des grandes villes, en France comme ailleurs : pas d’amende, pas d’interdiction sur les principaux axes urbains. Mais rien n’est figé : les prochaines années réserveront l’accès aux véhicules les moins polluants. D’ores et déjà, industriels et automobilistes ressentent la pression et adaptent leurs choix. Personne ne peut s’exonérer de la tendance : réduire la pollution de l’air n’est plus négociable.

À chaque évolution de cette grille réglementaire, la quantité de polluants qui sort effectivement du pot d’échappement diminue nettement. Voilà la réalité.

Norme Euro 6d : ce qui la distingue des précédentes et des futures réglementations

La norme Euro 6d tranche nettement avec les générations qui l’ont précédée, marquant une progression nette contre les émissions polluantes. Les limites sont abaissées sur les oxydes d’azote, sans distinction entre diesel et essence. Le protocole de test a, lui aussi, été chamboulé : le laborieux cycle NEDC laisse la place au RDE. Ce dernier impose des contrôles en situation de conduite réelle, sur route, pour coller à l’usage quotidien.

Concrètement, la réduction catalytique sélective s’est quasiment généralisée sur les diesels, transformant les oxydes d’azote en composés inoffensifs pour l’air ambiant. Même du côté essence, un filtre à particules devient la norme, limitant l’émission de suie.

Les effets de ces choix sont tangibles : conception réinventée des moteurs, gestion électronique optimisée, appareils de dépollution systématisés. Sur le terrain, cela se traduit par des seuils de 80 mg/km de NOx pour les diesels et 60 mg/km pour les essences, et non plus seulement dans des conditions de laboratoire, mais bel et bien sur route ouverte.

Bientôt, la norme Euro 7 s’imposera : à Bruxelles, de nouveaux plafonds et de nouvelles règles s’esquissent déjà. Cette norme à venir demandera plus encore, mais pour l’heure, la réglementation Euro 6d reste une clé d’accès pour la quasi-totalité des zones urbaines restreintes. Les véhicules plus anciens, quant à eux, voient chaque année leur libre circulation grignotée.

Date de fin de la norme Euro 6d : à quoi s’attendre pour les automobilistes

Le calendrier est limpide pour la fin de la norme Euro 6d. La vente de véhicules neufs homologués selon l’ancienne norme sera stoppée au 1er juillet 2025 pour les voitures particulières et utilitaires légers. Au-delà, seuls les modèles répondant à Euro 7 seront immatriculés pour la première fois.

Ce passage concerne l’ensemble de l’industrie mécanique. Précision indispensable : tout se joue à la première date d’immatriculation. Un véhicule livré après cette échéance devra se conformer à Euro 7. Les concessionnaires écoulent actuellement leurs stocks Euro 6d, mais tout retard fera passer certains clients sous la nouvelle réglementation, avec les conséquences qui vont avec. Pour les gestionnaires de flottes, notamment du côté utilitaires, mieux vaut anticiper pour éviter les blocages lors des renouvellements.

Ce qu’il faut garder à l’esprit pour naviguer sereinement :

  • Respecter la date limite d’immatriculation si l’on souhaite profiter d’un modèle Euro 6d avant le changement.
  • Suivre les évolutions du contrôle technique et du classement Crit’Air, qui ouvriront ou fermeront l’accès à la ville.
  • Tenir compte de l’impact à moyen terme sur la revente ou la mobilité en zone à faibles émissions, selon la future réglementation locale.

Les acteurs du marché automobile accélèrent la métamorphose de leur offre. Cette transition, parfois brutale, demande de la vigilance : derniers stocks à écouler d’un côté, lancement précipité de nouveaux modèles de l’autre. Pour ne pas subir la vague, mieux vaut suivre le rythme dès à présent.

Femme utilisant un ordinateur dans sa cuisine

Conséquences concrètes : impact sur la revente, l’usage urbain et la fiscalité de votre voiture

Les voitures Euro 6d vivent leurs derniers instants de grâce sur le marché. Côté revente, elles séduisent toujours, mais la prochaine vague réglementaire risque d’accélérer leur décote, surtout en métropole. Au fil des mois, dans les grandes agglomérations, des contrôles plus stricts et de nouvelles interdictions s’imposent. Les diesels, même récents, voient leur accès peu à peu restreint.

Sur le terrain, il suffit de regarder les centres urbains comme Paris, Lyon ou Grenoble : le filtrage Crit’Air détermine qui roule où, et la sévérité s’accroît chaque année. Les automobilistes qui franchissent quotidiennement ces frontières doivent vérifier leur classement si leur trajet domicile-travail passe par des zones contrôlées.

Le dossier fiscal est tout aussi mouvant : bonus, malus, exonérations, taxes sur la carte grise… tout est désormais indexé sur les émissions et la motorisation. Du côté des entreprises, la composition des parcs évolue au gré de ces nouveaux critères, qui s’ajustent d’année en année. Pour un particulier, chaque saut réglementaire peut signifier un coup de massue sur la fiscalité, avec une incidence directe sur le budget entretien et sur le potentiel de revente.

La page Euro 6d s’apprête à se tourner. Dès aujourd’hui, anticiper vaut mieux que rattraper le train en marche. Rester aux aguets, c’est éviter de subir demain ce que d’autres auront préparé aujourd’hui.

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